Par Benjamin Drunet·28 min de lecture·Vous publiez sur LinkedIn, ou vous savez que vous devriez. Vous récoltez des likes, parfois des commentaires, et aucun rendez-vous. Ou vous avez confié votre page entreprise à une agence qui poste trois fois par semaine dans le vide. Cette page est la version écrite de ce que je dis à chaque dirigeant avant qu'il investisse une heure de plus sur LinkedIn : pourquoi une personne convertit mieux qu'une marque, comment construire une ligne éditoriale qui tient, comment l'algorithme décide, et comment transformer une audience en conversations commerciales. Chaque étape renvoie vers l'article qui la traite en profondeur.
À qui je m'adresse, et ce que cette page va vous éviter
Je m'adresse au dirigeant, au fondateur ou au directeur commercial d'une entreprise B2B dont les clients sont sur LinkedIn : cabinets, éditeurs, prestataires, industriels, sociétés de conseil. Vous savez que vos acheteurs y passent du temps. Vous ne savez pas comment transformer ce temps en pipeline, et vous avez peut-être déjà essayé, avec une régularité qui s'est effondrée au bout de six semaines.
LinkedIn concentre l'essentiel de l'acquisition sociale B2B en France, et c'est le canal le plus mal utilisé que je connaisse. Des pages entreprise qui publient des communiqués que personne ne lit. Des dirigeants qui postent une citation inspirante le lundi et disparaissent. Des commerciaux qui envoient cinquante messages identiques par jour. Ma conviction : LinkedIn est un canal de confiance, pas un canal de volume. Il produit des rendez-vous quand une personne identifiée dit des choses utiles à une cible précise, avec régularité, et convertit l'attention en conversation.
Cette page suit l'ordre exact dans lequel je construis une présence LinkedIn chez nos clients : le positionnement d'abord, le choix des plateformes, la personne avant la marque, la ligne éditoriale, la mécanique de l'algorithme, la newsletter, le social selling, la prospection, puis l'équipe. Vous pouvez la lire d'un trait ou sauter à votre chantier via le sommaire.
Le positionnement d'abord : si votre discours est interchangeable, rien ne suivra
Avant le premier post, avant même de retoucher un profil, il y a une question que la plupart des entreprises n'ont jamais tranchée : pour qui êtes-vous la meilleure option, et pourquoi ? « Accompagnement sur mesure », « expertise reconnue », « approche humaine » : si votre positionnement pouvait être celui de n'importe quel concurrent, il ne sert à rien, et tout ce que vous publierez sera oublié dans la seconde.
Le symptôme est facile à repérer : un discours interchangeable. Le piège est le positionnement large, celui qui ne veut exclure personne et ne parle donc à personne. La solution, contre-intuitive pour la plupart des dirigeants, est de se resserrer : une cible précise, un problème précis, une façon précise de le résoudre. Se resserrer fait presque toujours gagner, parce qu'on devient la référence évidente pour quelqu'un au lieu d'être une option de plus pour tout le monde.
Le positionnement doit ensuite se voir partout : dans le titre du profil, dans la bannière, dans la ligne éditoriale, dans le premier message de prospection. Ce que c'est concrètement, le piège du positionnement large, où il doit se voir et les erreurs qui le diluent sont dans mon guide du positionnement B2B. Lisez-le avant tout le reste : sans lui, chaque heure passée sur LinkedIn est une heure perdue.
Pourquoi LinkedIn, et pourquoi presque uniquement LinkedIn
La question « sur quels réseaux faut-il être ? » est posée à l'envers. La bonne question est : où votre acheteur travaille-t-il, pas où a-t-il un compte ? Un directeur industriel a un compte Instagram, il y regarde des photos de vacances. Il a un compte LinkedIn, il y cherche des fournisseurs, des idées et des pairs. Être partout garantit d'être nulle part, parce que chaque plateforme demande un format natif et une régularité que personne ne tient sur quatre canaux.
| Plateforme | Ce qu'elle produit en B2B | Effort | Mon avis |
|---|---|---|---|
| Rendez-vous, notoriété auprès des décideurs, recrutement | Élevé mais rentable | Le canal principal, sans discussion | |
| YouTube | Éducation du marché, preuve d'expertise durable | Très élevé | Second canal si vous avez de la matière vidéo |
| Marque employeur, secteurs visuels | Moyen | Rarement rentable en B2B pur | |
| X, TikTok, Facebook | Presque rien en B2B français | Variable | À ignorer sauf niche précise |
Ma règle : LinkedIn comme canal principal, un second canal au maximum, et un seul, choisi selon votre matière (YouTube si vous pouvez montrer, une newsletter email si vous pouvez écrire long). Le recyclage de contenu entre plateformes fonctionne dans un sens (un article long devient dix posts) et pas dans l'autre. Le panorama complet, le critère de choix, comment choisir un second canal et savoir si un canal mérite d'être gardé sont dans mon article sur les réseaux sociaux en B2B.
Une personne convertit mieux qu'une marque
Sur LinkedIn, un profil personnel touche l'essentiel de son audience quand une page entreprise en touche une fraction. L'algorithme n'explique qu'une partie de l'écart. Le reste tient à la confiance : on achète à des gens, pas à des logos, surtout quand le contrat engage. Le dirigeant qui explique sa méthode, ses erreurs et ses résultats construit une autorité que la page de son entreprise n'obtiendra jamais.
L'erreur classique est le contenu corporate sans angle : l'annonce d'un salon, la photo d'équipe, le communiqué. Personne ne s'y arrête. Ce qui fonctionne, c'est le contenu qui prend position, qui montre une méthode, qui donne un chiffre, qui raconte un cas. Un post qui pourrait être signé par n'importe qui dans votre secteur ne sera lu par personne.
Publier sans ligne éditoriale ni système derrière ne génère que des likes. Le personal branding utile en B2B est celui qui s'inscrit dans un dispositif : une ligne éditoriale tenable, un profil qui convertit la visite en contact, et une mécanique de social selling qui transforme l'audience en conversations. Pourquoi une personne convertit mieux, l'erreur du contenu corporate, la ligne éditoriale qui tient et ce qu'il faut mesurer au-delà des likes sont dans mon guide du personal branding LinkedIn en B2B.
La ligne éditoriale : trois piliers, un rythme tenable
La plupart des comptes B2B s'essoufflent en six semaines, pour une raison simple : ils publient au fil de l'inspiration, et l'inspiration s'épuise. Une ligne éditoriale règle ce problème en amont. Trois piliers de contenu, pas davantage, choisis à l'intersection de ce que vous savez, de ce que votre cible cherche et de ce qui mène à votre offre. Chaque post appartient à l'un des trois. Le reste est refusé.
- Pilier méthode : comment vous faites, étape par étape, avec vos règles et vos refus. Construit l'autorité.
- Pilier terrain : ce que vous voyez chez vos clients, les erreurs, les cas, les chiffres. Construit la preuve.
- Pilier conviction : ce que vous pensez du marché, à contre-courant si nécessaire. Construit la mémorabilité.
Le rythme tenable est celui que vous tiendrez encore dans dix-huit mois, pas celui qui impressionne le premier mois. Pour un dirigeant, deux à trois posts par semaine sont un plafond réaliste. Un post par semaine tenu deux ans produit plus que cinq par semaine pendant deux mois. Les sujets ne manquent jamais quand on sait où regarder : chaque rendez-vous client, chaque objection, chaque question d'un prospect est un post.
Les trois piliers, les formats qui fonctionnent, l'anatomie d'une publication qui retient, où trouver des sujets sans sécher et un mois type sont dans mon guide de la ligne éditoriale LinkedIn B2B. C'est le document que nous construisons en premier avec chaque client.
Pour aller plus loin
Vous voulez une ligne éditoriale construite sur votre positionnement et vos clients réels ? On la pose ensemble en une session.
Réserver un échange →Comment LinkedIn décide qui voit votre publication
Le fil LinkedIn trie les publications en trois temps. D'abord un filtre de qualité automatique (spam, contenu de faible valeur, liens externes suspects). Ensuite un test sur un petit échantillon de votre réseau pendant la première heure. Enfin, si l'échantillon réagit, une diffusion élargie aux relations de second niveau et au-delà. La première heure décide de tout, et c'est là que la plupart des publications meurent silencieusement.
Les signaux qui pèsent, par ordre d'importance : le temps de lecture (un post qu'on lit jusqu'au bout vaut plus qu'un post qu'on like en passant), les commentaires substantiels (plus de cinq mots), les réponses de l'auteur aux commentaires, les partages avec ajout de texte, puis les réactions simples. Ce qui fait chuter la portée : les liens externes dans le corps du post, les publications trop fréquentes, les hashtags en masse, la modification du post après publication, et l'engagement artificiel en groupe.
La portée n'est qu'un moyen. Un post lu par 50 000 personnes hors cible vaut moins qu'un post lu par 800 décideurs de votre marché. La mécanique complète en trois temps, les signaux par ordre d'importance, quel format pour quel objectif et ce qu'il faut mesurer à la place des vues sont dans mon analyse de l'algorithme LinkedIn en B2B.
Pour aller plus loin
La prospection avec Sales Navigator : la liste avant le message
Le taux de réponse d'une campagne de prospection LinkedIn se joue avant le premier message, au moment où la liste est construite. Une liste de 500 « directeurs » tous secteurs confondus produit 2 % de réponses. Une liste de 80 directeurs des opérations d'industriels de 50 à 200 personnes ayant changé de poste depuis moins de six mois en produit 20 %. Sales Navigator ne sert qu'à ça : construire la seconde liste au lieu de la première.
Les déclencheurs justifient la prise de contact : une prise de poste, une levée de fonds, un recrutement dans un domaine précis, une publication qui mentionne un problème que vous résolvez, un changement de site web. Un message qui commence par un déclencheur réel est lu. Un message qui commence par « je me permets de vous contacter » est ignoré. La différence entre un message lu et un message ignoré tient à la première ligne, et la première ligne dépend de la liste.
Pourquoi la prospection LinkedIn plafonne aussi vite, la construction de la liste, les déclencheurs, la séquence en cinq temps, ce qui distingue un message lu et les chiffres à surveiller sont dans mon guide de la prospection LinkedIn avec Sales Navigator. Sur la prospection par email, qui obéit à des règles proches mais pas identiques, je renvoie à mon article sur le cold email B2B.
Pour aller plus loin
Vous prospectez sur LinkedIn sans résultat ? Je relis votre liste et vos trois premiers messages, et je vous dis ce qui bloque.
Réserver un échange →Au-delà du dirigeant : la page entreprise et les collaborateurs
Une fois le dirigeant installé, la question de l'équipe se pose : que faire de la page entreprise, et faut-il faire publier les collaborateurs ? Sur la page, ma réponse est mesurée. Elle sert de vitrine (on la consulte avant un rendez-vous, un entretien, un partenariat) et de relais, pas de canal principal. Un rythme tenable de deux publications par semaine, des formats qui produisent des conversations plutôt que des annonces, et une mesure qui regarde les visites de profil et les conversations, pas l'engagement brut.
Ce que recouvre réellement le community management en B2B, page entreprise ou profils personnels, le rythme, les formats et l'arbitrage entre internaliser, déléguer ou combiner sont dans mon article sur le community management B2B.
L'employee advocacy : cinq à dix contributeurs suffisent
La page de votre entreprise touche une fraction de son audience quand un profil personnel touche l'essentiel de la sienne. L'employee advocacy exploite cet écart : au lieu de pousser vos messages depuis un compte de marque, vous les faites porter par les personnes qui les incarnent. Douze collaborateurs actifs représentent couramment 35 000 à 80 000 impressions mensuelles, soit l'équivalent de plusieurs centaines d'euros de publicité, avec une crédibilité qu'un post sponsorisé n'obtient jamais.
Cela échoue systématiquement quand c'est imposé. La méthode qui fonctionne : un cadre écrit de deux pages, des volontaires naturels accompagnés en premier, trois angles fournis chaque semaine pour retirer l'angoisse de la page blanche, l'interdiction du copier-coller, et une mesure agrégée qui ne place personne en compétition. L'objection du départ (« je vais leur construire une audience et ils partiront ») mérite une réponse franche : le risque réel tient moins au départ d'une personne visible qu'au maintien d'une équipe invisible. Le cadre, la mécanique en quatre temps, les formats selon le profil et la mesure sont dans mon guide de l'employee advocacy B2B.
Ce que je mesure, et ce que j'ignore
Les vues, les likes et le nombre d'abonnés sont des métriques de vanité. Elles montent quand on publie des contenus grand public et elles ne disent rien sur le pipeline. Ce que je mesure chez nos clients suit une chaîne courte, de l'attention à l'argent.
| Horizon | Indicateur | Ce qu'il dit |
|---|---|---|
| Chaque semaine | Visites de profil depuis la cible | Le contenu attire les bonnes personnes |
| Chaque semaine | Demandes de connexion entrantes qualifiées | L'autorité se construit |
| Chaque mois | Conversations commerciales initiées | L'audience se convertit |
| Chaque mois | Rendez-vous tenus et opportunités | Le canal produit du pipeline |
| Chaque trimestre | Chiffre d'affaires attribué (déclaré et CRM) | Le canal est rentable |
Comptez trois à quatre mois avant que les effets commerciaux deviennent lisibles, et environ six semaines pour les effets sur le recrutement. Sur les premières semaines, le seul indicateur qui compte est la régularité : publiez-vous ce que vous aviez prévu ? La question « comment nous avez-vous connus ? », posée systématiquement en premier rendez-vous, reste le meilleur outil d'attribution de ce canal.
Le profil, élément par élément : votre page de vente
Avant de publier quoi que ce soit, je passe une heure sur le profil, parce que chaque post renvoie vers lui et que la plupart des profils de dirigeants font fuir le visiteur qu'ils viennent de convaincre. Voici l'ordre dans lequel je le reconstruis, et ce que chaque élément doit faire.
- 1La photo : un visage net, cadré aux épaules, fond neutre, regard vers l'objectif. Pas de photo de conférence, pas de logo.
- 2La bannière : votre promesse en une phrase et une preuve chiffrée. C'est le seul visuel que tout visiteur voit en entier.
- 3Le titre : pour qui, quel résultat, comment. « J'aide les industriels de 50 à 200 personnes à rendre leur acquisition prévisible » bat « CEO chez X ».
- 4La section « infos » : trois paragraphes. Le problème que vous résolvez, comment vous le résolvez, ce qu'il faut faire pour vous parler. À la première personne.
- 5La sélection : un cas client, une ressource, un post fondateur. Trois éléments, pas dix.
- 6Les expériences : réécrites en résultats obtenus, pas en responsabilités exercées.
- 7Les recommandations : cinq, récentes, de clients, qui parlent de résultat. Demandez-les après chaque mission réussie.
Le test que je fais faire : montrez votre profil dix secondes à quelqu'un qui ne vous connaît pas et demandez-lui ce que vous vendez et à qui. S'il hésite, chaque post que vous publierez enverra des visiteurs vers une page qui ne les convertit pas. Ce travail est détaillé dans mon guide du social selling, dont le profil est la première étape.
Quel format pour quel objectif
Chaque format LinkedIn sert un objectif différent, et l'erreur courante est d'utiliser toujours le même parce qu'il a bien marché une fois. Voici comment je les répartis sur un mois pour un dirigeant B2B.
| Format | Objectif | Portée typique | Part du mois |
|---|---|---|---|
| Post texte (150 à 300 mots) | Conviction, méthode, retour terrain | Élevée si bien accroché | 50 % |
| Carrousel PDF | Méthode pas à pas, checklist | Élevée, fort temps de lecture | 20 % |
| Vidéo courte (60 à 90 s) | Incarnation, coulisses, réaction | Moyenne, forte mémorisation | 15 % |
| Sondage | Interaction, matière pour un post suivant | Élevée mais peu qualifiée | 5 % |
| Article ou newsletter | Profondeur, référence, abonnés | Faible dans le fil, durable | 10 % |
L'anatomie d'un post texte qui retient est stable. Une première ligne qui pose un problème ou une affirmation à contre-courant, avant le « voir plus ». Un développement en phrases courtes, une idée par ligne, avec un chiffre ou un exemple concret. Une fin qui ouvre la conversation (une question précise) plutôt qu'un appel à l'action commercial. Aucun lien externe dans le corps : le lien va en premier commentaire, ou nulle part.
Le carrousel est le format le plus sous-utilisé par les dirigeants et le plus performant pour la méthode : dix diapositives, une idée par diapositive, une typographie lisible sur mobile, une dernière diapositive qui résume. Il produit le temps de lecture le plus long de la plateforme, et c'est précisément ce que l'algorithme récompense, comme je l'explique dans mon analyse de l'algorithme LinkedIn.
L'autre moitié du travail : commenter, connecter, converser
Publier représente la moitié du travail sur LinkedIn, et la moitié la plus visible. L'autre moitié se passe chez les autres : dans les commentaires des publications de vos cibles, de vos pairs et des médias de votre secteur. Un commentaire substantiel sous le post d'un directeur industriel est lu par lui et par tous ceux qui le suivent, avec votre titre de profil juste à côté. C'est de la visibilité gratuite, ciblée, et personne ne le fait sérieusement.
Ma routine chez nos clients : vingt minutes par jour, dix comptes cibles suivis, un commentaire utile (qui ajoute un chiffre, une nuance, un exemple, jamais un « très intéressant ») sur chaque publication pertinente. En quatre semaines, ces dix personnes vous connaissent. En huit semaines, elles acceptent votre demande de connexion sans message de vente. En douze semaines, une conversation est possible. C'est la séquence relationnelle que je détaille dans mon guide du social selling.
La demande de connexion suit une règle simple : jamais de pitch dans le message d'invitation. Une phrase de contexte (« j'ai apprécié votre point sur la maintenance prédictive ») suffit, et le taux d'acceptation dépasse 60 % sur une cible qui vous a déjà vu commenter. Le premier message après acceptation ne vend rien non plus : il apporte quelque chose (un article, un chiffre, une introduction). La proposition de conversation arrive en troisième ou quatrième échange, quand un signal l'autorise, comme je l'explique dans mon guide de la prospection LinkedIn.
Un mois type, concrètement
Pour rendre tout cela tangible, voici à quoi ressemble un mois de LinkedIn pour un dirigeant que nous accompagnons, avec un investissement de trois à quatre heures par semaine.
- Semaine 1 : un post conviction (une position à contre-courant sur le marché), un carrousel méthode (une checklist tirée d'une mission), vingt minutes d'interactions par jour.
- Semaine 2 : un post terrain (un cas anonymisé avec un chiffre), un post texte court sur une objection client, interactions, dix demandes de connexion ciblées.
- Semaine 3 : un post conviction, une vidéo courte (une réaction à une actualité du secteur), interactions, cinq conversations ouvertes en messagerie.
- Semaine 4 : un carrousel, un post terrain, le numéro de la newsletter si elle existe, interactions, bilan : visites de profil, connexions entrantes, conversations, rendez-vous.
Ce mois représente huit à neuf publications, une centaine de commentaires laissés, quarante demandes de connexion, une vingtaine de conversations et, en régime établi, deux à cinq rendez-vous qualifiés. La matière vient de vingt minutes d'entretien hebdomadaire avec le dirigeant, que nous transformons en publications qui portent sa voix. Le détail des piliers et du calendrier est dans ma ligne éditoriale LinkedIn.
Les dix erreurs que je retrouve sur presque chaque compte
- 1Publier sans positionnement. Un discours interchangeable, donc oublié.
- 2Miser sur la page entreprise plutôt que sur les profils. Une fraction de la portée, aucune confiance.
- 3Le contenu corporate sans angle. Salons, photos d'équipe, communiqués. Personne ne s'arrête.
- 4Publier au fil de l'inspiration. Six semaines, puis plus rien.
- 5Un profil qui est un CV. Le visiteur venu d'un post ne comprend pas ce que vous vendez.
- 6Abandonner le post dès sa publication. La première heure décide, et l'auteur n'est pas là.
- 7Un lien externe dans le corps du post. La portée s'effondre.
- 8Prospecter à froid des listes larges. 2 % de réponses et une réputation qui s'abîme.
- 9Mesurer les likes. Aucun rapport avec le pipeline.
- 10Forcer les collaborateurs à publier. Du contenu mécanique, que les lecteurs repèrent.
Les questions qu'on me pose à chaque premier rendez-vous
Combien de temps par semaine faut-il y consacrer ?
Trois à quatre heures pour un dirigeant : deux posts, une heure d'accompagnement de chaque post, une heure d'interactions ciblées. En dessous, la régularité ne tient pas. Au-dessus, le rendement décroît. Le rythme tenable est détaillé dans ma ligne éditoriale LinkedIn.
Peut-on déléguer la rédaction des posts ?
La mise en forme, oui. La matière, non. Un post rédigé par une agence à partir de rien est générique et les lecteurs le sentent. Un post rédigé à partir de vingt minutes d'entretien avec le dirigeant chaque semaine porte sa voix. C'est le modèle que nous pratiquons.
Combien de temps avant les premiers rendez-vous ?
Trois à quatre mois de publication régulière pour que les premiers rendez-vous soient attribuables au contenu. Plus vite si le social selling est mené en parallèle, parce qu'il convertit l'audience existante sans attendre qu'elle grandisse.
Faut-il de la publicité LinkedIn en plus ?
Pas au début. La publicité LinkedIn distribue un contenu à une cible précise, elle est chère, et elle ne sert que si le contenu et le profil convertissent déjà en organique. Quand c'est le cas, elle accélère. Le détail est dans mon guide des LinkedIn Ads, dans le cocon publicité.
LinkedIn ou prospection email ?
Les deux, séquencés. LinkedIn construit la relation et la confiance, l'email permet le volume et la relance structurée. Un prospect qui a vu votre contenu répond trois fois plus à un cold email qu'un prospect à froid.
Et si je n'aime pas me mettre en avant ?
Vous n'avez pas à vous mettre en avant. Vous avez à mettre en avant votre méthode, vos clients et vos convictions. Les dirigeants les plus efficaces sur LinkedIn ne parlent presque jamais d'eux. Ils parlent des problèmes de leurs clients, et c'est exactement ce qui construit leur autorité.
En résumé, et par où commencer cette semaine
LinkedIn produit des rendez-vous en B2B quand on le traite comme un canal de confiance et non de volume : un positionnement resserré, LinkedIn comme canal principal et un second au maximum, la personne avant la marque, une ligne éditoriale à trois piliers et un rythme tenable, la première heure de chaque post accompagnée, une newsletter si vous avez la matière, un social selling qui convertit l'audience, une prospection construite sur la liste et les déclencheurs, puis l'équipe, sans jamais forcer. Chaque chantier a son article détaillé dans ce cocon.
Si vous ne deviez faire que trois choses cette semaine : réécrivez le titre de votre profil pour qu'il dise pour qui et quel résultat, listez les vingt questions que vos clients vous ont posées ce mois-ci (ce sont vos vingt prochains posts), et identifiez dix comptes cibles avec lesquels interagir avant de leur écrire.
LinkedIn ne vit pas seul. Les sujets qui rankent en SEO nourrissent la ligne éditoriale, les contenus LinkedIn renvoient un trafic ultra-qualifié vers un site qui convertit, et le tout s'inscrit dans une stratégie d'acquisition complète. C'est cet ensemble que nous construisons chez Blue Star, avec une règle écrite et signée : si nous ne livrons pas ce que nous promettons, nous partageons la responsabilité financière. Envie de structurer la prise de parole de votre entreprise et de ses dirigeants ? Découvrez notre offre identité & contenu, ou réservez directement un échange.

Rédigé par Benjamin Drunet
Fondateur de Blue Star · Expert CRO & Conversion · Mis à jour le 3 septembre 2026
Trois ans en agence avant de fonder Blue Star. Ma conviction : l'acquisition B2B est un système, pas une dépense. Ce guide est mis à jour à chaque nouvel article du cocon LinkedIn.
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Le social selling : convertir l'audience en conversation
Publier construit une audience. Le social selling la convertit. Et tout se joue sur la relation construite avant la moindre sollicitation : un décideur qui a lu trois de vos posts, commenté l'un d'eux et reçu une réponse de votre part accepte une conversation. Le même décideur qui reçoit un message de prospection à froid le supprime. Envoyer plus de messages ne fait pas un social selling efficace. Construire plus de relations, si.
Votre profil est votre page de vente. Le titre dit pour qui et quel résultat, la bannière montre la preuve, la section « infos » lève les objections, la sélection met en avant un cas et une ressource. Un visiteur qui arrive depuis un post doit comprendre en dix secondes ce que vous faites et comment vous contacter. La plupart des profils de dirigeants sont des CV. Un CV ne vend rien.
La séquence relationnelle tient en cinq temps : identifier les comptes (pas les contacts), interagir avec leur contenu, se connecter avec un message qui ne vend rien, apporter une valeur (un article, un chiffre, une introduction), puis proposer une conversation quand un signal l'autorise. Ce que le social selling est vraiment, le profil comme page de vente, la liste de comptes, la séquence en cinq temps, le rythme tenable et les indicateurs sont dans mon guide du social selling sur LinkedIn.
Pour aller plus loin
Social selling LinkedIn : transformer un réseau en rendez-vous qualifiés